Corrigée au fur et à mesure_Une suite avant la fin du mois_Une fin? Jamais_
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C'est une fiction sans en être une... Prenez le comme vous voulez...
[ La vie c'est comme une rose chaque pétale est un rêve et chaque épine une réalité...]
Pas de présentation, rien... Vous allez apprendre à me connaître au fil du temps... Si vraiment vous en valez la peine...
Vous me trouvez froide ? La vie m'a forcée à me forger une carapace aussi dure à percer que l'iridium, moins fragile que le diamant, plus dur que l'or, plus résistant que le titane. Jamais je ne m'en débarrasserais, jamais...
[...]
Huit mois, cela fais Huit mois...
Huit mois que j'ai tenté de partir, loin d'ici, loin de mes soucis, loin de ce monde. Pourquoi ? Car elle s'en est allée, s'en crier garde, sans que je m'en doute... Je m'en veux ? Oui... Oui je m'en veux. De quoi ? De ne pas l'avoir vu s'en aller, se décomposer petit à petit, je m'en veux d'avoir été si aveugle face à celle qui m'a tout donné, tout... Comment ai-je pu ne pas la voir s'envoler ? Comment ?...
On m'a souvent dit que Dieu l'avait rappelée à ses côtés, pour qu'il ait une épaule sur qui se reposer, une épaule fiable... Mais comment Dieu peut-il exister en regardant tout ce qu'il se passe autour de nous ? On m'a répondu « Imagine alors ce que serait le monde sans lui ? »... Il ne serait que meilleur, personne ne devrait s'en aller, personne... Mais en y réfléchissant, c'est la logique de s'en aller et de laisser place à quelqu'un d'autre... Mais pas si vite, ce n'est pas juste...
Juste...Juste... Drôle de mot n'est-ce pas ? Il est aussi transparent et indispensable que l'air pour nous êtres humains. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison qu'il ne veut plus rien dire aujourd'hui, et que sans lui plus personne ne continuerais d'espérer un monde meilleur... Transparent et indispensable tout simplement.
J'ai passé ces derniers mois à réfléchir sur le pour et le contre, la vie et la mort, les bonnes choses et les mauvaises... Cela fait maintenant huit mois que j'y suis. Où ? Dans cet hôpital pour « fous », pour « dérangés mentaux ». Dans un « asile ». Et pourquoi ? Parce-que j'ai essayé de m'échapper de cette prison qu'est la vie... La pire de toutes les prisons pour moi. Personne n'a compris mon choix, pas même mes proches... La seule personne que j'aimais et qui me comprenais s'en est allé...
Je ne veux plus me battre, je n'en ai plus la force. Pendant les premiers mois, je luttais contre tous, pour montrer que je n'étais pas folle, mais seulement que je voulais m'envoler à mon tour... Pourquoi me priver de ce droit ? Hein ? Pourquoi ? On est seul maître de son corps, de sa pensée... Alors pourquoi nous empêcher de partir ?...
La bêtise humaine, à croire et voir des gens fous de partout, dès qu'ils ne suivent pas la mode, ou dès qu'ils daignent se différencier. Il y a deux choses d'infini au monde : l'univers et la bêtise humaine... Mais pour l'univers je n'en suis pas très sur...
Ce furent les premiers mois les plus longs et les plus durs de ma vie...
Sans elle, seule contre tous, je ne pouvais rien faire, mais jamais je n'ai perdu espoir... Jamais...
Sauf jusqu'en ce début d'année. Je n'en pouvais plus, j'étais épuisée. Les médecins ne cessèrent de m'administrer par je ne sais quels moyens des calmants, pour que je sois moins turbulente... Cela m'épuisait... Quand je commençais à m'en rendre compte, je pris la décision de ne plus rien manger, de ne plus rien avaler... Mais c'était une mauvaise décision, une très mauvaise décision... Deux jours après, je fus mise en isolement.
L'isolement... On ne pèse pas le sens de ce mot avant de l'avoir endurer... Ce n'est pas affreux, ce n'est pas un calvaire en soi-même... Mais c'est le fait de se retrouver seule, face à sois qui effraie le plus. C'est là qu'on ce rend compte qui on est, quand on prend le temps de regarder plus loin que le bout de son nez. C'est là qu'on arrive à comprendre la crédulité, l'imbécilité du monde, en s'isolant de lui... C'est atroce dans le sens ou on à le droit à aucun contact quel qu'il soit, on a le droit à rien, on ne voit personne, on est dans le noir pratiquement les trois-quarts du temps, mais ce n'est qu'un des rares endroits sur terre on l'on peut, de nos jours, prendre le temps de penser, sans être distraits.
Pendant un mois j'y étais enfermée, j'avais compris que pour m'en sortir il fallait que je me taise et que je laisse tout le monde me traité de « folle », de « dérangée ».
Ils me posaient des tas de questions sur mon enfance, ma vie...Elle, qui veille sur moi à présent, me disait toujours « Souviens-toi que le silence est souvent la meilleure réponse... ». Le plus dur est de ce rendre compte, que des sois disant spécialistes, ne voient que les problèmes là ou il n'y en a pas... Et pendant tout ce temps je me disais qu'il fallait que je reste calme, posée et que j'accepte, à leurs yeux, d'être une « malade »... Ils essayaient de trouver le problème, ils essayaient de me rendre « normale à nouveaux disait mon médecin. Les hommes ont toujours recherché la perfection, et ont toujours voulu changer le monde. Lorsqu'ils auront atteint leur but, l'humanité sera morte depuis longtemps...
Elle, m'avait toujours dis : « S'accepter soi-même c'est s'accorder la liberté d'exister, sans peur, ni culpabilité. C'est se donner la possibilité d'accepter les autres »... J'y croyais, jusqu'à aujourd'hui... Comment pouvais-je me donner la possibilité d'accepter les autres sans m'accepter moi même alors ? Ce sont ceux qui posent toujours des questions qui sont les plus dangereux. Répondre, ce n'est pas si compromettant. Une seule question peut-être plus explosive que mille réponses. A trop réfléchir, on commence à douter de sois, puis on fini par douter de tout...
Enfin, au bout d'une longue année, je pu sortir, le jour même de mes 17 ans.
J'étais comme étrangère à ce monde qui était pourtant le mien. Je m'étais renfermée sur moi-même, je m'étais mise à penser comme ces médecins et spécialistes que j'étais vraiment folle. Je m'étais crée une carapace, dans laquelle je pouvais me réfugier...
Ce n'était pour moi ni une joie ni un cadeau. C'était tout à fait quelconque, je n'avais pas de raison de vire, mais de là à essayer une nouvelle foi de m'en aller, je ne le tenterais pas, je n'aurais plus la force. Et si par malheur je devrais revenir dans cet endroit, je deviendrais vraiment folle... Si je ne le suis pas déjà...
[...]
Je sortirais dans une heure, oui... Une heure... La plus longue de ma courte vie...
J'ai peur, peur... De quoi ? De la réaction de ceux que j'ai connus, il y a un an, ceux dont je n'ai plus eu de nouvelle... De toute façon, j'ai perdu goût a la vie, mes yeux ne voient qu'en noir et blanc, mes oreilles n'entendent que l'opinion et l'avis des autres, quand à mon nez, il ne sentira plus aucun parfum de joie et de bonheur et ma main, elle, ne touchera plus jamais celle de quelqu'un qui m'aime. Mes 5 sens m'ont eux aussi laissé tomber...
Je suis dans cette salle d'attente, seule, encore une fois. C'est devenu une habitude. Dans cette petite salle se trouvent qu'une chaise, une table basse en verre, une porte ainsi qu'une pendule blanche accroché au mur de crépit, en hauteur, face à moi. Cela va faire exactement vingt-trois minutes que je la fixe, sans bouger. Cette habitude que j'ai prise en étant enfermée, de compter les minutes, entrain de s'envoler... Ce temps qui mettait une éternité à s'écouler quand on voulait qu'il passe...
Les habitudes que j'avais accumulée ici étaient nombreuses... Trop nombreuses, et très mauvaises. Je suis en outre devenue cette « folle » que les spécialistes voyaient en moi... Ils arrivent tôt ou tard à faire sortir de vous une deuxième personne, que vous ne connaissez pas, mais que vous laissez vous guider, sans peur...
Soudain quelqu'un ouvrit la porte, et me fit signe d'approcher. C'est ce que je fis, avec méfiance... J'avais appris à me méfier de tout et de tout le monde. Cette personne me guida jusqu'à l'entrée du bâtiment, et me laissa en plein milieu de l'entrée. Je voyais l'extérieur, il faisait beau dehors. En me tournant, j'eu un flash... Celui de mon arrivée ...
[Fash Back...]
Ils me sortirent de l'ambulance, me tirant par les cheveux. J'hurlais... J'hurlais mon désespoir, ma rage, ma peur...
Deux hommes vêtus de blanc me traînèrent en montant l'escalier qui menait à l'intérieur de du bâtiment... Je ne voulais pas entrer, je ne voulais pas ! Je me débattais, mais cela ne servait à rien. Une fois dans le hall, une femme d'un certain âge s'avança...
« Mettez lui une camisole de force ! Une folle de plus dans cet établissement... Et si jeune... » *Elle tourna les talons et s'éclipsa au fond d'un long couloir...*
[Fin du Flash Back...]
Elle était là, à l'entrée, le nez dans son sac à main... Tout ce dont je rêvais à cet instant était d'aller la tuer ! Mais sortir d'un asile pour aller en prison, cela m'était tout bonnement impossible...
Je pris mon courage à deux mains, du moins le peu qu'il me restait, et sortie de cet asile, où un an de ma vie, c'était envolé... Ma misérable vie...
A l'extérieur il faisait bon. C'était la première fois depuis un an que je respirais l'air frais, sans odeurs médicamenteuses flottant autour de moi, tel un esprit frappeur. Je décidai de m'asseoir sur les marches en l'attendant... Qui ? La personne qui m'a mise au monde...
La personne que je hais le plus... Pourquoi ? ... Cette personne ne m'a pas élevée, elle n'a jamais été là pour moi. Jamais... Je ne sais même pas si elle sait que j'existe encore.
Elle passait, et passe probablement toujours, ses journées à dormir et ses soirées à s'amuser... Tout ce qu'elle savait faire, à l'époque, c'était satisfaire les désirs d'autres hommes que mon père. Boire sans soif et faire l'amour en tout temps, il n'y a que ça qui nous distingue des autres bêtes...
Mon père... Lui, alcoolique... L'alcool, cette saloperie. Tous les soirs en rentrant, sur qui s'acharnais-t-il ? Moi... Pourquoi ?... Jamais je ne trouverais de réponses à cette question, tout ce que je sais, c'est que la violence est le premier refuge de l'incompétence, c'est aussi la force des faibles... Mon père à toujours été faible...
Soudain, une voiture noire se gara devant moi. C'était un 4x4... Mais pas n'importe lequel... Cette voiture n'était autre qu'une Porsche... Ce véhicule était noir, flambant neuf, les vitres teintées... J'en restai sans voix. Le propriétaire de cette voiture ne devait pas être n'importe qui. Cette personne avait de l'argent. C'était évident...
C'est alors que la porte s'ouvrit et j'eu le choc de ma vie... C'était impossible... Impossible...
« Montes ! Je n'ai pas toute la journée ! »
Voilà les seuls mots que m'ai dis « ma mère » en me voyant. Un an que je ne l'avais plus vu... Un an que je n'avais pas eu une seule nouvelle... Un an de passé sans que personne ne s'en soit aperçu... Un an...
Je n'eu pas à lever la tête pour deviner que c'était elle. Je reconnaissais sa voix, amère, froide, sans émotions aucune... Aussi rapide et transparente que le vent, cela me fit tressaillir...
Sans rien dire, je pris ma veste et montai dans la voiture. Elle ne me regarda pas, et j'en fis autant. Le trajet jusqu'à sa maison fut relativement court. Ni elle ni moi n'avions parlées... Trop de choses nous éloignaient l'une de l'autre.
Je ne la connaissais pas, et c'était le même avis qu'elle portait sur moi... Et d'ailleurs je ne souhaitais pas la connaître...
Fin du premier chapitre... Pas très long je sais, mais je dois prendre mon temps pour écrire cette fiction... S'en est une sans l'être alors c'est délicat à écrire. Ne vous en faites pas TH apparaîtra dans les chapitres suivants.
[Allez-vous voir plus loin que le bout de votre nez ? J'en doute, mais certaines en son capables je pense...]